Temps de lecture : 11 minutes — Catégorie : Jouets & Développement social
Quinze mois. Votre bébé prend une cuillère vide, la porte à sa bouche, fait semblant de manger. Il vous regarde avec un sourire malicieux. Vous riez. Il recommence, intensément concentré sur ce geste qui n’a aucune utilité pratique : il fait semblant. Pour la première fois, votre enfant entre dans le « comme si », cette capacité humaine fondamentale qui ouvre l’univers de l’imagination, du langage, de la pensée abstraite.
Le jeu d’imitation est l’une des grandes étapes cognitives entre un an et trois ans. Pourtant beaucoup de parents le négligent, ou achètent des jouets trop sophistiqués pour des bébés trop jeunes. Voici comment accompagner cette acquisition essentielle, à partir de quel âge, et avec quels supports.
Qu’est-ce que l’imitation, en psychologie du développement
L’imitation chez le bébé existe à plusieurs niveaux. Distinguons-les.
L’imitation immédiate apparaît dès les premières semaines. Bébé tire la langue quand vous tirez la langue. Il sourit quand vous souriez. Cette imitation est presque automatique, liée aux neurones miroirs, et précède le jeu d’imitation proprement dit.
L’imitation différée émerge vers neuf-douze mois. Bébé fait coucou avec la main, sans modèle immédiat, parce qu’il a appris ce geste. Il imite des actions qu’il a vues plus tôt, sans qu’on les lui montre à nouveau.
Le jeu d’imitation symbolique (ou jeu de faire-semblant) apparaît typiquement entre quinze et vingt-quatre mois. Bébé fait semblant de boire dans une tasse vide, fait semblant de téléphoner avec un objet, fait semblant de coucher un doudou. Il sait que la tasse est vide, que ce n’est pas vraiment un téléphone, que le doudou ne dort pas. Mais il joue à faire « comme si ».
C’est cette dernière forme qui est la plus riche pour le développement, et c’est elle qui nous intéresse ici.
Pourquoi le jeu d’imitation est-il si important
Le jeu d’imitation ouvre plusieurs compétences fondamentales.
Le langage. Faire semblant nécessite la capacité de représenter mentalement un objet absent. C’est exactement la même compétence qui permet d’utiliser un mot pour désigner une chose. Pas de hasard si l’explosion du jeu d’imitation et l’explosion du vocabulaire surviennent à la même période (18-24 mois).
L’empathie. Bébé qui couche son doudou, qui le nourrit, qui le console, exerce sa capacité à se mettre à la place d’autrui. Cette empathie cognitive (théorie de l’esprit) est la base de toute relation sociale ultérieure.
La régulation émotionnelle. Faire semblant d’avoir peur, de manger une cuillère trop chaude, de se faire mal, c’est jouer avec des émotions. Bébé apprend à reconnaître ses propres états émotionnels, à les nommer (avec votre aide), à les apaiser.
La résolution de problème. Dans le jeu de faire-semblant, bébé invente des scénarios. La cuillère devient téléphone, le coussin devient bébé, le livre devient toit de maison. Cette créativité de substitution prépare la pensée abstraite et la résolution de problème futurs.
La projection narrative. Vers deux-trois ans, l’enfant invente des histoires complètes (« le chat est triste, il a perdu sa maman, il cherche partout »). Cette narration imaginaire prépare la lecture, l’écriture, et toute la pensée séquentielle.
Bref, le jeu d’imitation n’est pas un divertissement secondaire. C’est l’une des activités les plus formatrices de la deuxième année.
Quand l’imitation symbolique commence
L’âge moyen d’apparition du jeu de faire-semblant simple est autour de quinze mois. Voici une chronologie approximative.
12-15 mois, premières imitations différées d’actions simples. Bébé fait coucou, frappe dans ses mains, tape sur le tambour comme l’adulte. Encore peu de « faire-semblant » abstrait.
15-18 mois, premier jeu de faire-semblant simple. Bébé fait semblant de boire, fait semblant de manger, fait semblant de téléphoner avec une banane. Actions courtes, isolées.
18-24 mois, le jeu d’imitation s’enrichit. Bébé donne à manger à son doudou, couche son doudou pour la sieste, prend la température au téléphone. Petits scénarios qui s’enchaînent.
24-36 mois, le jeu symbolique devient complexe. Plusieurs personnages (doudous, figurines), plusieurs étapes, des histoires inventées. C’est l’âge d’or de la dînette, du téléphone-jouet, du chantier.
Au-delà de 3 ans, le jeu d’imitation se sociabilise. L’enfant joue avec d’autres enfants, attribue des rôles, négocie les règles. C’est le marchand-client, le docteur-malade, la maman-bébé.
Bien entendu, ces âges sont des moyennes. Certains enfants démarrent le faire-semblant dès douze mois, d’autres vers dix-huit. Tous sont normaux.
Les bons supports pour le jeu d’imitation
Quelques principes pour choisir les jouets qui soutiennent le jeu d’imitation.
Préférer les objets simples aux objets sophistiqués. Une cuillère en bois et une petite assiette suffisent à imaginer un repas complet. Une dînette à dix pièces, complète avec sons électroniques, fige l’imagination. Le bon jouet d’imitation laisse de la place pour l’invention.
Privilégier les objets « réels » miniaturisés. Une vraie petite casserole en métal vaut mieux qu’une casserole en plastique. Un téléphone récupéré et désactivé (ou un objet ressemblant à un téléphone) vaut mieux qu’un téléphone-jouet électronique. L’enfant veut imiter le monde réel des adultes, pas un univers parallèle d’objets en plastique.
Choisir des matériaux nobles. Bois, métal, céramique adaptée, tissu naturel. Plus durable, plus sensoriel, plus respectable.
Penser à la cohérence des scénarios. Une petite cuisine en bois avec quelques ustensiles permet des scénarios cohérents (préparer, cuisiner, servir). Mieux qu’un fouillis d’objets disparates.
La cuisine dinette de Mervei est un exemple de ce type de matériel : bois français, ustensiles inclus, design sobre qui laisse de la place à l’imagination. Investissement durable, utilisable de dix-huit mois à six ans environ.
L’imitation passe d’abord par la vie quotidienne
Avant les jouets, ce qui nourrit le jeu d’imitation, c’est l’observation de la vie réelle. Bébé vous voit cuisiner, et il imite. Vous voit téléphoner, et il prend une cuillère contre l’oreille. Vous voit balayer, et il prend un objet long et le passe sur le sol.
Cette observation directe est plus formatrice que tous les jouets. Quand vous cuisinez, laissez bébé près de vous. Quand vous parlez au téléphone, qu’il vous voie faire. Quand vous balayez, qu’il participe à sa mesure. Les enfants élevés dans des familles où on partage les tâches quotidiennes sans les cacher développent un jeu d’imitation très riche.
Au contraire, les enfants élevés dans des environnements où les adultes sont sur leurs téléphones plutôt que sur des activités concrètes voient moins de gestes à imiter. Leur jeu d’imitation peut être plus pauvre, plus centré sur des écrans abstraits.
Les jouets d’imitation par âge
De 12 à 18 mois, supports très simples : cuillère et bol en bois, téléphone-jouet sans pile, petite poupée ou doudou identifié comme « bébé », petite balayette. L’enfant prend, manipule, fait des gestes courts.
De 18 à 24 mois, ajoutez : petite dînette complète, objets de toilette miniature (peigne, brosse), animaux miniatures. L’enfant enchaîne plusieurs gestes pour construire un mini-scénario.
De 24 à 36 mois, ajoutez : cuisine en bois complète, déguisements simples, voitures-poussettes pour les poupées, valise. Les scénarios deviennent plus longs.
Au-delà de 36 mois, ajoutez : marché-épicerie complète, atelier de bricolage en bois, station de docteur. L’enfant joue avec d’autres, négocie, échange.
Cette progression peut s’étendre sur plusieurs années. Pas besoin d’acheter tout d’un coup.
La place des poupées
Les poupées sont des supports privilégiés du jeu d’imitation. Bébé les nourrit, les habille, les couche, les console. C’est de l’empathie en action, de la maternité ou paternité en miniature.
Quelques principes. Une poupée d’aspect humain (visage simple, corps reconnaissable) marche mieux qu’une figurine très stylisée. Une poupée à la taille d’un nourrisson (30-40 cm) est plus engageante qu’une mini-figurine. La poupée doit être lavable, parce qu’elle sera mordillée, baignée, traînée partout.
N’imposez pas de genre. Tous les enfants (garçons et filles) jouent avec des poupées, et c’est bon pour eux. La poupée développe l’empathie chez tous, indépendamment du genre. Les familles qui imposent « les voitures pour les garçons, les poupées pour les filles » privent leurs enfants de la moitié du développement cognitif et émotionnel.
Et chez Mervei ?
Mervei propose une cuisine dinette en bois et quelques accessoires de jeu de rôle, qui s’intègrent dans le matériel d’imitation. La gamme reste sobre, sans surcharge, en cohérence avec la philosophie d’objets durables et bien faits.
Pour aller plus loin
Vous pouvez consulter les ressources sur le jeu symbolique : les écrits de Piaget sur les stades du jeu, les ouvrages d’Aletha Solter sur le jeu d’imagination, et les ateliers en psychomotricité qui travaillent le jeu de faire-semblant. La pédagogie Montessori intègre aussi le jeu de rôle dans ses « activités de vie pratique » miniaturisées.
Le jeu d’imitation s’installe naturellement quand l’environnement le permet. Pas de pression, pas d’exercice forcé. Bébé observe, intériorise, et un jour il joue à faire « comme si ». Vous serez ému.
Le rôle des écrans dans le jeu d’imitation
Une dimension qu’il faut nommer : l’exposition aux écrans avant trois ans réduit significativement le jeu d’imitation. Les études en psychologie du développement montrent que les enfants exposés régulièrement aux écrans (plus de trente minutes par jour avant deux ans) présentent un jeu d’imitation plus pauvre, moins varié, plus stéréotypé.
La raison est probablement double. D’abord, le temps passé devant un écran est du temps non passé à observer la vie réelle ou à jouer. Ensuite, les contenus pour enfants sur écran sont souvent rapides, stéréotypés, sans temps de réflexion. Ils nourrissent peu l’imagination, qui a besoin de lenteur et de silence pour s’élaborer.
Les recommandations actuelles (Société française de pédiatrie, Organisation mondiale de la santé) sont claires : pas d’écran avant trois ans, et après trois ans, une heure maximum par jour. Cette discipline d’écran protège directement le développement du jeu d’imitation.
Quand le jeu d’imitation aborde des sujets difficiles
Une observation parfois déroutante pour les parents : le jeu d’imitation peut aborder des sujets graves. L’enfant qui « joue à la mort », au médecin qui « pique avec une aiguille », au papa qui « se fâche », n’est pas forcément en train de manifester un trouble. Il digère les situations qu’il observe ou qui l’ont marqué.
Cette dimension cathartique du jeu d’imitation est connue depuis Freud, théorisée par Mélanie Klein, et utilisée en pédopsychiatrie comme outil thérapeutique. Quand votre enfant joue à des scènes difficiles, ne paniquez pas. Observez. Soyez disponible si elle veut en parler après. La plupart du temps, c’est une digestion saine.
Si en revanche le même scénario revient en boucle pendant des semaines, et qu’il semble lourd émotionnellement, parlez-en à votre pédiatre ou à une psychologue. Le jeu d’imitation peut alors être un signal d’alerte sur des événements qui demandent un accompagnement.
La cuisine comme école d’imitation par excellence
Plus que tout autre jouet, la cuisine est le support privilégié du jeu d’imitation. Pourquoi ? Parce qu’elle reprend la scène la plus quotidienne de la vie de famille. Bébé voit cuisiner, dresser la table, manger, ranger. Tous ces gestes sont à sa portée à imiter.
Une cuisine en bois bien conçue (comme celle de Mervei) propose un évier, un four, une plaque de cuisson, des accessoires (poêle, casserole, cuillère, spatule). C’est suffisant pour des heures de jeu. L’enfant inverse les rôles : il devient le cuisinier, vous devenez la cliente.
Cette inversion symbolique est précieuse. Elle apprend à l’enfant qu’il peut être acteur, pas seulement spectateur. Quand il prépare un café imaginaire pour vous et que vous le buvez avec gourmandise, vous validez son agentivité. C’est une grande affaire pour un enfant de deux ans.
Une scène à observer
Une scène vue dans une crèche, observée par une psychomotricienne. Un petit garçon de deux ans et demi tient une grande cuillère en bois. Il « touille » dans un grand bol en métal vide, posé devant lui. Il regarde le bol, puis sa cuillère, puis fait un geste de la tenir au-dessus comme pour la goûter. Il dit doucement « bon, c’est bon ». Puis il regarde autour de lui, voit une petite figurine de chien sur l’étagère. Il prend le chien, le pose devant le bol, dit « tu manges aussi ». Il lui donne une cuillère imaginaire. Le chien « mange ».
Cette scène dure peut-être deux minutes. Pendant ces deux minutes, l’enfant a mobilisé : la mémoire (il a observé sa mère cuisiner), la planification (il prépare un repas en plusieurs étapes), l’empathie (il pense à nourrir le chien), le langage (il commente l’action), la motricité fine (il tient les objets), la patience (il poursuit son scénario sans s’interrompre).
Le jeu d’imitation n’est pas un loisir secondaire. C’est l’une des activités les plus formatrices de l’enfance précoce. Offrez à votre enfant les supports simples qui lui permettront d’y entrer, et vous lui donnez bien plus qu’un divertissement : vous lui donnez une voie d’accès à la pensée humaine.
Le passage au jeu collectif
Vers trois-quatre ans, le jeu d’imitation prend une dimension collective. Plusieurs enfants jouent ensemble, attribuent des rôles, négocient le scénario. « Toi tu fais la maman, moi je fais le bébé. » « Non, moi je veux être la docteure. » « D’accord, je suis le papa. »
Cette négociation des rôles est un apprentissage social majeur. Acceptez de jouer le jeu quand vous êtes invitée — même si le rôle qu’on vous attribue est étrange (« tu es le chien qui aboie »). C’est précieux pour l’enfant que vous validiez ses propositions imaginaires.
Refuser le rôle (« non, je ne fais pas le chien, je suis adulte ») ferme la porte à cette acquisition. Accepter ouvre un territoire de complicité qui dure des années.
Le matériel maison vs le matériel acheté
Une dernière piste pratique. Le matériel de jeu d’imitation se trouve très bien à la maison sans rien acheter. Une vieille théière en métal pour la dînette. Une nappe usée pour le déguisement. Un cahier rempli de pages blanches pour le « bureau ». Un balai miniature improvisé.
Beaucoup d’objets de la vie quotidienne, retirés du circuit utile, font de parfaits jouets d’imitation. Ils ont l’avantage d’être « vrais » (matières nobles, poids réel), à la différence des jouets en plastique miniature.
Vous pouvez combiner ce matériel maison avec quelques pièces achetées (cuisine en bois, dînette de qualité, poupée). L’ensemble offre une richesse de scénarios sans saturer en objets industriels.
Ce mélange « ancien-moderne » est aussi écologique et économique. Encore une fois, le simple est souvent meilleur que l’élaboré.
Quand l’enfant joue à « être grand »
Dernière observation : vers deux ans et demi à trois ans, l’enfant commence à jouer à « être grand ». Il imite spécifiquement l’adulte (papa, maman, instituteur de la crèche). Il prend une voix grave, dicte des règles à son doudou, gronde un personnage imaginaire.
Cette projection adulte n’est pas anodine. L’enfant teste ce que c’est qu’être adulte. Il s’identifie aux modèles qui l’entourent. Il intériorise les règles familiales par le jeu.
Soyez attentif à ce que vous montrez sans le vouloir. Un enfant qui imite « papa qui crie au téléphone » vous renvoie un miroir précis. Pas pour culpabiliser, mais pour observer. Le jeu d’imitation est aussi un mécanisme d’observation pour les parents : il montre comment l’enfant perçoit le monde adulte autour de lui.
L’engagement de l’adulte dans le jeu
Quelques principes sur comment vous engager dans le jeu d’imitation de votre enfant. Vous pouvez participer activement, en jouant un rôle qu’il vous assigne. Ou rester en retrait, en commentant simplement ce qu’il fait. Ou ignorer poliment, en lui laissant son espace de jeu autonome. Les trois positions sont valables, selon le moment et selon l’enfant.
Le danger principal est de prendre le contrôle du scénario. « Mais non, la poupée ne mange pas comme ça. » « Tu devrais d’abord la coucher, après le repas. » Ces interventions cassent le fil narratif que l’enfant construit, et elles lui apprennent qu’il n’a pas le droit de mener son propre jeu.
À l’opposé, l’engagement parfait est celui qui suit l’enfant. S’il vous donne un rôle, vous le jouez. S’il vous parle, vous répondez dans le scénario. S’il invente une règle, vous l’acceptez. Vous êtes son partenaire, pas son directeur.
Cette posture demande un peu d’humilité (accepter d’être « le chien qui aboie »), mais elle est précieuse. Elle valide la créativité de l’enfant et nourrit son sentiment d’agentivité.
Pour conclure
Le jeu d’imitation est l’un des aspects les plus magiques de la petite enfance. Pendant deux à quatre années, votre enfant invente des mondes, se transforme en personnage, raconte des histoires impossibles. Vous êtes témoin d’une créativité brute qui s’expérimente sans filtre, sans jugement.
Profitez-en. C’est court, dans une vie. Et c’est précieux pour ce que ça construit dans la pensée et l’imagination de votre enfant pour les décennies à venir.
Pour les fratries
Si vous avez plusieurs enfants, le jeu d’imitation devient un lieu de rencontre. L’aîné « apprend » au cadet comment faire le bébé, le docteur, le marchand. Cette transmission est précieuse, à la fois pour l’aîné (qui prend une position de mentor) et pour le cadet (qui dispose d’un modèle plus accessible qu’un adulte).
Préservez ces moments. N’intervenez pas si la dynamique est positive. Vous serez témoin de quelque chose de précieux : la complicité entre frères et sœurs, qui commence par le jeu et qui dure toute la vie.
La place des écrans (encore)
Pour finir cet article, un rappel des recommandations actuelles sur les écrans. Avant trois ans, l’idéal est l’absence d’écran. Cette discipline protège directement le jeu d’imitation, qui ne se développe qu’en l’absence de sur-stimulation passive.
Si vous tenez à montrer occasionnellement quelque chose à l’enfant (un dessin animé, une vidéo familiale), faites-le rarement, brièvement, et toujours accompagné. La passivité devant l’écran est l’ennemi du jeu actif. Préservez le second en limitant le premier.
Un dernier mot
Chaque enfant trace son propre chemin, et c’est cela qui en fait la richesse infinie. Les pratiques décrites ici ne sont pas des recettes magiques mais des cadres souples que vous adaptez à votre famille. Faites au mieux, avec ce que vous avez, là où vous êtes. C’est largement assez. Votre bébé n’a pas besoin de plus.


0 commentaire